Mardi 3 juillet 2 03 /07 /Juil 13:58

L'eider à lunettes (somateria fisheri)   

 

 

Distribution :

 

Côte occidentale de l'Alaska plus abondants dans le delta du Yukon, côtes de Russie.

 

Caractéristiques Physiques:

 

Dimorphisme très apparent; les ailes du mâle sont légèrement plus longues avec 255 à 267 mm pour 240-250 mm à la femelle. Le poids diffère peu, les mâles 1.630 kg pour 1.600 kg pour les femelles.

Ils sont très différents des autres espèces d'eiders, ne serait-ce de par la couverture de plume (orangée clair pour le mâle et gris bleu chez la cane) qui couvre le bec jusqu'au niveau des narines.  Les pattes sont jaune claire chez les deux sexes.  Passons outre la description de la livrée, les clichés parlent d'eux-mêmes, mais notons tout de même ce qui donne tout le caractère de cette espèce : le cercle de plumes brun noir qui cerne l'oeil.

Habitudes alimentaires :

Dans le milieu naturel, ces oiseaux sont éclectiques dans le choix des aliments et plutôt omnivores.  Une grande partie de ce régime est constitué de mollusques (couteau, clamps, etc.), mais ils y ajoutent des végétaux (herbes, jeunes pousses et algues).  Les juvéniles se délectent de petits animalcules (micro crustacés, larves, etc.).  Les eiders à lunettes ont une habitude particulière : ils mouillent la nourriture avant de l'ingurgiter.

en milieu naturel:

Les lieux de reproduction privilégiés sont situés sur les côtes ouest de l?Alaska et les cotes du nord est de la Sibérie.  Les couples ne se forment qu?à la saison de reproduction; ces couples se dissocient ensuite.  Après la parade, les appariements sont souvent observés à terre près des nids ou sur des pièces d'eau à la périphérie.  Les nids sont conçus d'herbes sèches.  La toundra accueille un bon nombre des reproducteurs.  Les pontes sont très souvent constituées de 4 à 5 oeufs, mais peut comporter 1 à 8 oeufs pondus à fréquence d?un par 24 heures.  Les canes s?absentent très peu des nids et les défendent farouchement.  L?incubation est de 24 jours et les jeunes sont autonomes après 55 jours. . Après la saison de reproduction, les eiders rejoignent les zones d?hivernage.  Ils ne se déplacent au ras de l?eau, qu'en petits groupes, de 2 ou 3 oiseaux quand  ils ne sont pas seuls (rareté oblige).  Ils ne sont vraiment grégaires que pendant la saison de reproduction.  Avant la diminution des effectifs mondiaux, on pouvait les observer en petites colonies. 

Statuts :

Devenus rares dès 1970 et déclarés vulnérables dès 1993, on pense qu'ils ne seraient plus que 150 000.  La chasse et le ramassage des oeufs furent les principales causes de leur déclin.  Des oiseaux collectés dans ces zones présentaient des traces de métaux lourds (sélénium, cadmium, etc.) et de césium 137 (0.079 Bq/g).  Aujourd?hui, on ne connaît pas bien ses quartiers d'hiver.  Si on préserve sa reproduction naturelle dans les zones connues, c'est beaucoup plus difficile dans les zones d'hivernage par méconnaissance (peut être en mer de Béring voire la frange sud de la banquise arctique (des oiseaux y ont été observés sur des glaces dérivantes).   La première reproduction captive n?eut lieu qu?en 1976.  En captivité les populations restent stables sans exploser.  Un autre eider fut dans la même position précaire : l'eider de steller (somateria stelleri) ; les dispositions prises par le Canada pour sa protection furent plus favorables à remonter les effectifs.

               Expérience d'élevage de l'eider à lunettes

 

C'est à Slimbridge que j'ai rencontré , pour la première fois, un eider à Lunettes, il était sur une pelouse en fleur, je l'ai observé assez longuement, je l'ai pris en photo, j'étais  tout excité de pouvoir approcher de si près un tel oiseau que je n'avais pu contempler que dans les livres. C'était un beau mâle, la cane était dans l'eau, un peu plus loin, il n'était pas farouche et se laissait approcher de très près sans toute fois pouvoir le toucher, j'étais heureux . . . J'ai su à cet instant qu'un jour viendrait où je pourrai l'admirer chez moi. Je discutais, bien entendu, de cet objectif avec mes fils Grégory et Fabrice qui partagent cette passion et qui me poussent toujours à satisfaire de tels désirs, on les comprend !

 

 

Pour Grégory c'est la, première rencontre avec  un  mâle d'eider à lunettes au parc de Sir Peter Scott à Slimbridge.

 

Quelques années se sont écoulées, notre expérience en matière d'élevage d'eider à duvet  s'est affirmée, nous nous sentions prêts pour nous lancer dans cette aventure. Les échos que nous avions sur les expériences de détention n'étaient pas très favorables, l'espèce est particulièrement sensible  à l'aspergilose,  la mortalité est importante. Nous avons rencontré des éleveurs ayant tentés l'expérience sans résultats, en y laissant des « plumes » si vous me permettez l'expression. Ces nouvelles freinaient momentanément nos ardeurs, mais il faut dire qu'à chaque fois qu?il nous a été donné de voir cet oiseau, en particulier chez Makins, chez Zabell, à Walsrode, chez  Kooy, la passion reprenait le dessus, et les freins se desserraient.

Tout vient à point à celui qui sait attendre.

Un concours de circonstances nous permis de rencontrer un Allemand qui élevait des eiders à lunettes, celui-ci nous expliqua qu'en fait tout était lié à la nourriture de l'oiseau et que la mortalité rencontré pouvait être due à une poussée d'aspergillose dans certain cas, mais qu'il ne fallait pas sous estimé les candidoses qui peuvent être aussi à l'origine d'une mortalité importante. Selon lui la nourriture disponible n?est pas bien adaptée à ces oiseaux d?origine sauvage qui développent, dès que l'occasion se présente, une candidose ou une aspergillose. Il faut être vigilant et ne pas tolérer la moindre moisissure dans les parcs. Ludger, c'est son prénom, nous  expliqua qu'il avait  travaillé, en collaboration avec des vétérinaires et des spécialistes de la nourriture de la faune sauvage, à l'élaboration d'un nouvel aliment adapté aux exigences des oiseaux marins, depuis qu'il nourrissait plongeons, macareux, guillemots, eiders à tête grise eiders à lunettes, harelde de Miquelon, et j'en passe, un certain nombre de problèmes avaient été résolus, la mortalité était beaucoup moins importante.  Il n'en fallait pas plus pour nous convaincre. La décision fut prise de lui retenir un couple d'eiders à lunettes. Nous sommes convenus que la période la mieux adaptée au transport serait la fin de l'année. Voila une affaire bien engagée.

 

 

 

Le jour « J » était arrivé, c'était le 28 octobre, nous avons fait près de quatre cents kilomètres pour rencontrer notre éleveur. Nous avons choisis notre couple après avoir passé quelques heures en compagnie de Ludger. Nous avons visité les installations et beaucoup discuté d'élevage, mais je ne veux pas m'étendre sur le sujet car il y aurait beaucoup à écrire. Nous sommes rentrés le jour même tardivement, et ce n'est que le lendemain matin que nous avons placé notre couple dans un parc adapté aux exigences de la détention d'un tel oiseau c'est à dire une eau fraîche et propre.

Le couple s'est adapté très vite au parc en compagnie d'un couple de macreuses brunes  d'un couple de harles huppés et d'un couple de garrots albéole.

Dans une mangeoire suspendue au dessus de l'eau nous avons mis de l'aliment Lundi exquisit, seule nourriture que nos oiseaux puissent trouver dans le parc. Une précision qui a beaucoup d'importance, le parc est très ombragé, c'est un point qu'il ne faut pas négliger si vous décidez de tenter l'expérience. Les eiders supportent mal la chaleur d'une manière générale et l'eider à lunette en particulier. Nous avons vécu des moments difficiles durant l'été car bien qu'ayant de l'ombre, quand la température extérieure passe les trente degrés on constate qu'ils ouvrent le bec pour respirer. Dans ces moments là on peut tout craindre, si l'oiseau n'est pas en bonne condition, il peut en  mourir.

 

La première année se passa sans problème, nous avons vécu de grands moments tellement ces eiders sont peu farouches, d'un naturel très curieux, ils viennent vers vous dès que vous vous approchez du bassin, la cane vous « parle » et ses mouvements de tête sont autant d'interrogations  qui ne trouvent pas de réponses.

 

 

Fabrice peut jouer avec la femelle, et pourquoi pas se baigner avec elle !

 

En juin, la cane de harle huppé pondit son premier oeuf à l'extérieur du nid  dans l'herbe, le couple d'eiders à lunettes s'accapara l'oeuf, et la cane ramena tous les matériaux qu'elle pouvait trouver pour faire un nid, le mâle participait aussi à l'effervescence du moment. A n'en pas douter l'instinct maternel de la cane était là et la couple était bien formé. Autre point qu'il faut signaler, c'est la mue qui n'en finit pas, la première année, le plumage n'est jamais très uniforme, on se pose des questions, mais c'est tout à fait normal.

 

 

On peut admirer le cou du mâle

 

 

La cane est très belle.

 

Dès le mois d'octobre notre mâle devient magnifique ses « lunettes » sont bien marquées, le plumage qui descend sur le bec est  jaune vert et se termine comme un bourrelet blanc, passant légèrement au dessus des narines. Le dos est blanc, le jabot et le reste du corps sont noirs. La cane très belle, bien marquée, avec des nuances de marron foncé et de beige  contraste avec le mâle. La première mue est un moment très attendu parce que le  mâle se met enfin en couleur, on peut l'admirer comme il se doit, cela dit la mue est toujours  une période à  surveiller car on peut avoir de mauvaises surprises. . . 

 

 

 

 Attitude classique de la femelle qui demande le mâle

 

Pour notre couple tout s'est très bien passé le mâle commençait à parader, après un mouvement de la tête en arrière il émet un son grave et caverneux à la fois, la cane s'active sans cesse autour de lui et le pousse sans arrêt comme si elle voulait qu'il s'occupe d'elle. Vers le début de mai  nous étions très surpris de constater  qu'elle s'arrondissait, discrètement certes, mais c'était une réalité, nous caressions donc l?espoir d?avoir une ponte.  Effectivement elle s'activait autour d'un nid bordé de pierre avec de la tourbe et du foin.

 

 

La cane au nid .

 

Le 19 mai 2001 nous trouvions un oeuf dans le nid, un bel oeuf de couleur vert clair de la taille d'un oeuf de bernache à cou roux. Le lendemain il y avait un deuxième oeuf, au septième jour de ponte il y avait six oeufs et la cane se mit à couver. Inutile de vous dire que la surveillance était très rapprochée, nous nous demandions si les oeufs étaient fécondés car le couple avait deux ans et par expérience avec les eiders à duvet on sait que le mâle n'atteint sa maturité sexuelle qu'à l'âge de trois ans. Au dixième jour nous décidions de mirer les oeufs, cette manipulation était d'autant plus facile que la cane sortait du nid de temps à autre pour aller se nourrir, c'est là un comportement nouveau par rapport aux eiders à duvet qui ne quittent pas le nid. Avec le mire oeuf à piles, extrêmement pratique, nous pouvions mirer les six oeufs, un seul oeuf était fécondé, nous étions au comble du bonheur car je n'espérais rien. Pour ne pas perturber la cane qui venait défendre le nid sans grande d'agressivité, nous lui laissions quatre oeufs.  Le dimanche 17 juin, jour de la fête des Pères, mon fils Fabrice allait contrôler le nid  le jour de la naissance devait arriver. .

 

 

 

 

Notre premier petit eider né le jour de la fête des pères quel cadeau !

 

Le petit eider venait de naître, il était encore mouillé. Fabrice l'enlevait à la mère et nous le placions dans l'éclosoir pour le faire sécher, désolés de n'être pas arrivés avant l'éclosion. Le lendemain nous le mettions dans une éleveuse avec un goutte à goutte de la semoulette et du micro lundi, l'éleveuse avait été désinfectée pour éviter tous problèmes. Le caneton, qui semblait un peu fragile le premier jour, se mit à manger et dès le lendemain devenait bien vigoureux. Il était magnifique, ses lunettes étaient bien dessinées et tout se passait sans problème. Un ami qui avait eu des jeunes l'année précédente, c'est d'ailleurs le seul en France, à ma connaissance qui a une expérience d'élevage me conseilla de mettre le jeune eider avec les parents  après une quinzaine de jours dès que le plumage commence. Effectivement la croissance est assez rapide nous l'avons baguée au dix huitième jour c'était une femelle, après quoi nous sommes allés la mettre avec les parents. Dès qu?ils ont entendu le petit cri du poussin ils sont venus vers lui et ne l?ont plus quitté, l'entourant de toute leur attention. Ce fut un grand moment d'émotion et je savais que la partie était gagnée. Nous ne pouvions pas élever seul ce petit eider, il fallait que ses parents lui fasse son « éducation », le problème eu été différent si nous avions eu une nichée complète on aurait pu les laisser ensemble.

 

 

 

Elle est devenue très belle.!

 

La petite cane poussait sans aucun problème et devenait aussi familière que ses parents.

Nous décidons de l'achat d'un jeune mâle pour reformer un couple, dès l'automne ce fut chose faite, et nous placions le jeune mâle avec la jeune femelle et le couple reproducteur. Tout allait bien le printemps arrivait et la saison pleine de promesses. La jeune cane me semblait très active et tournait beaucoup autour de son père repoussant même la mère. Nous laissions faire sans nous poser trop de questions. Le temps de la ponte arriva, le 20 mai la cane pondait son premier oeuf, le jour suivant le deuxième puis le troisième, le quatrième jourun oeuf avait été cassé, c'était l'oeuvre d'une pie, nous retirions les trois oeufs, la cane perturbée n'a pas pondu le cinquième jour, ni le sixième, au septième jour nous retrouvions un oeuf cassé, le huitième jour nous arrivons juste après la ponte et pouvions récupérer l'oeuf. C'était le sixième oeuf pondu et le quatrième sauvé. Nous ne pouvions pas prendre le risque de les remettre  dans le nid, la décision fut prise de les mettre sous une cane mignon qui couvait dans un endroit moins accessible aux pies. Notre cane d'eider était manifestement perturbée et cherchait un autre endroit, la ponte continua, nous retirions les oeufs au fur et à mesure en laissant à chaque fois un oeuf de substitution, mais la cane n'était pas dupe, elle changeait de nid chaque jour. Après le neuvième oeuf, elle se mit à couver. En fait c'était le quinzième oeuf pondu. Nous lui placions les oeufs sous elle en étant rassuré de la voir couver. Entre temps nous nous étions débarrassés des pies avec un piège. La cane couvait et sortait de temps à autre pour se nourrir, quelle ne fut pas ma surprise de voir la cane de harle huppé manger la coquille d'un oeuf d'eider à lunettes ! C'est en couveuse que les huit oeufs d'eider se sont retrouvés après deux ou trois jours d'incubation sous la mère. Que d'émotions !!! Après quelques jours nous avons mirés les oeufs, sur huit trois semblaient fécondés.

Pendant ce temps, sous la cane mignon, un oeuf était fécondé, la naissance en éclosoir ne fut pas facile, et le caneton vécu deux jours. Concernant les trois autres oeufs, un seul évolua normalement, une petite cane est née, que nous placions en éleveuse. Nous l'avons élevée comme la première, mais lorsque nous avons voulu la remettre avec les parents après 18 jours d'éleveuse, la réaction de la mère n'a pas été la même, elle ne s'est absolument pas occupée de la petite cane, sans doute parce qu'elle n'avait pas couvé, elle même assez longtemps. Je ne la laissais pas dans le parc et la mettais dans une éleveuse adaptée.

En conclusion, je peux dire que compte tenu de mon expérience personnelle qui est assez limitée, je pense que l'on peut, dans certaines conditions, détenir ces oiseaux. Il faut disposer d'un forage qui apporte en permanence de l'eau propre. Il faut de l'ombre, ensuite il faut dispenser une nourriture riche en protéines le Lundi exquisit par exemple.

Je pense que je n'aurai pas du laisser la jeune cane avec les parents, elle a manifestement perturbé le couple au moment de l'accouplement ce qui expliquerait la grande quantité d'oeufs clairs. On peut dire aussi que la cane peu pondre quinze oeufs sur une période de 20 jours. Ce qui est surprenant c'est qu'il n'y ait pas eu d'arrêt de ponte entre les six premiers oeufs et les huit autres.

J'espère qu'à l'avenir notre expérience pourra s'enrichir de nouveaux éléments qui permettront de faire avancer l'élevage et la détention de l'eider à lunettes.

 

Article publié dans la revue C.D.E et Aviornis Wallonnie.

 

Paul Marguier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  

                          

Par Paul Marguier - Publié dans : Expériences d'élevage Oies-canards
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Lundi 2 juillet 1 02 /07 /Juil 22:16

Le garrot d’ISLANDE

Bucephala islandica

Anglais : Barrow’s goldeneye

Néerlandais : Barrow brilduiker

Allemand : Spatelente

Appelé aussi le garrot de BARROW nom de l’explorateur anglais, sir John Barrow (1764-1849), il participa à des expéditions scientifiques, et devint président de la société géographique de Londres.

Voilà pour la culture générale, pour celle qui nous intéresse la culture ornithologique, il faut savoir que le garrot d’Islande est un canard appartenant à la tribu des canards marins (Mergini).

Les garrots se composent de trois espèces :

Le garrot Albéole, bucephala albeola, le plus petit de tous les canards marins dont l’aire de répartition est l’Amérique du nord.

le garrot à œil d’or, bucephala clangula, ou garrot d’Europe, mais également d’Asie, et d’Amérique du nord.

Le garrot d’Islande, bucephala islandica, que nous allons développer.

Le garrot Arlequin, histionicus histrionicus, ne fait pas partie de cette espèce.

 

Répartition

Le garrot d’ Islande est un canard nordique qui, en Europe, ne niche qu’en Islande ; on le trouve dans le sud-ouest du Groenland et en Amérique du nord où son aire de répartition est plus vaste, cette population orientale est estimée à 50 000 individus. Le nombre de couples nicheurs en Islande serait de l’ordre de 800. La majeure partie est sédentaire, cela dit, lors des hivers particulièrement rigoureux les garrots peuvent gagner les côtes et les cours d’eaux non gelées.

Au Canada, environ 90 % de la population niche et hiverne à l'ouest des Rocheuses. Dans l'est du pays, on sait que l'espèce niche au Labrador et probablement sur les côtes de la baie d'Hudson, mais la nidification n'est pas encore confirmée au Québec. Les inventaires d'hiver dénombrent tout de même près de 3 000 individus dans l'axe du Saint-Laurent.

La population Occidentale est la plus importante, 150 000 individus la composent. Le sud de l’Alaska, la Colombie Britannique, l’Oregon, le Montana et le nord de la Californie sont les lieus où ils nichent.

En Colombie-Britannique, l'espèce niche principalement près des lacs alcalins, souvent dépourvus de poissons, mais riches en invertébrés aquatiques. En hiver, elle fréquente les côtes.

Contrairement aux autres espèces de canards, les couples restent fidèles d'une année à l'autre. Bien que le mâle ne participe pas à l'élevage des jeunes, il retrouve la femelle sur le site d'hivernage.

Description

Le garrot d’Islande ressemble beaucoup au Garrot à œil d’or,

le plumage du mâle est tout aussi contrasté, noir et blanc, lorsqu’il est en livrée nuptiale. La tache blanche qui s’étend entre le bec et l’œil est en forme de croissant, son dos est noir avec des taches blanches. Les couleurs structurales de la tête sont d’un bleu violacé dont l’intensité varie selon l’incidence des rayons du soleil. En plumage d’éclipse, notre bel oiseau perd de son éclat au niveau de la tête et la tache blanche disparaît. Cette période d’éclipse est courte et si elle commence fin juin, en septembre le mâle commence à retrouver sa splendeur.

La cane a une tête de couleur brun marron, la poitrine est gris clair, le dos gris foncé, les flancs gris légèrement plus clair. En période de reproduction le bec de la cane est entièrement jaune pour ce qui concerne la population occidentale, alors que pour la population orientale le jaune se limite au sommet du bec.

La femelle se distingue difficilement de celle du Garrot à œil d’or dans la nature, on doit observer le mâle pour distinguer l’espèce.

 

Régime Alimentaire.

Carnivore, le garrot d’Islande apprécie les nymphes de libellules. En hiver les crustacés et les plantes submergées font parties de son alimentation. En eau salée, il mange des mollusques, principalement la Moule bleue.

En période de reproduction lorsqu’ils séjournent dans les bois le long des cours d’eau, des lacs, des étangs, les Garrots d’Islande ont un régime composé d’insectes aquatiques, larves, frai de saumon, alevins.

 

Reproduction

La maturité sexuelle est atteinte avec la deuxième mue, la parade nuptiale commence dans les zones d’hivernage, c’est un rituel complexe qui se passe en groupe, plusieurs mâles devant plusieurs canes, l’une d’elle fera son choix et le couple se séparera du groupe pour se rendre sur les lieus de nidification. C’est la cane qui mène la « barque », elle choisit minutieusement son territoire qu’elle va défendre farouchement contre tout intrus.

La période de ponte commence vers la fin avril, les pontes sont de 9 à 11 œufs très beaux, bleu turquoise. Le nid est magnifiquement tapissé d’une épaisse couche de duvet, les œufs seront couvés 30 jours.

Dès que la cane commence la couvaison, les mâles s’envolent vers les grands lacs pour la période de mue.

La cane va donc élever sa progéniture seule, elle la défend farouchement ne tolérant aucune présence étrangère sur le territoire.

C’est vers la sixième semaine que les petits seront indépendants, abandonnés par la cane qui rejoint les grands lacs pour muer.

 

 

Détention et expérience d’élevage

Une mare de cinquante mètres carré vous permettra de vivre  sereinement la détention des Garrots d’Islande

Avant de faire l’acquisition d’un couple de Garrot D’Islande, il faut bien être conscient que ce sont des canards qui ont une « forte personnalité » pas seulement le mâle d’ailleurs, la femelle pourchasse de façon très volontariste le moindre concurrent.

J’ai eu l’occasion de discuter avec des éleveurs de garrots d’Islande et de confronter nos expériences d’élevage, s’il existe toujours des cas particuliers, il se dégage souvent le même avis concernant ce comportement agressif durant la période de reproduction qui peut être plus ou moins bien toléré par le groupe en fonction de la surface de l’étang.

Généralement tout se passe très bien jusqu’en Avril, la deuxième année ils ont atteints leur maturité sexuelle, c’est alors que l’on assiste à la chasse impitoyable des congénères qui tenteraient une approche, la vie sur la mare devient vite difficile pour les autres couples qui restent le plus souvent hors de l’eau, ce sera ce cas de figure, si votre enclos et votre mare sont trop petits.

Si vous avez la chance de disposer d’un enclos et d’une mare assez vaste, la cohabitation sera possible, c’est la cas chez moi où deux couples de garrots vivent sur une marre de 50 m2 en compagnie de harles huppés, de macreuses brunes, milouins, sarcelles à faucilles et siffleurs.

Le mâle s’entoure volontiers de deux femelles, le problème est qu’une des deux femelles domine l’autre et ne la laisse pas s’approcher du mâle. Si on a la chance d’avoir deux femelles avec une ponte décalée, le trio fonctionnera, le mâle s’occupera de l’autre femelle pendant que la première couve. Si les pontes se déclanchent en même temps, on aura une des deux pontes avec très peu d’œufs fécondés.

On pourrait résoudre ce problème en retirant les œufs de l’une pour déclancher une deuxième ponte, mais je n’ai jamais vu un garrot effectuer une deuxième ponte.

Le nichoir est surélevé, accessible avec une échelle. Il faut souligner que le nid est particulièrement soigné, très creux, il est tapissé d’une épaisse couche de duvet (nous mettons de la tourbe et du foin) c’est le plus beau nid que je connaisse.

Nous laissons la cane couver les œufs jusqu’au 26 – 27 ème jour (la couvaison dure 30 jours)

Puis nous les plaçons en éclosoir.

C’est alors que nous changeons la femelle d’enclos, car son comportement est alors d’une rare agressivité, la vie sur l’étang devient impossible pour les autres. Nous la plaçons dans un parc réservé aux jeunes non encore occupé, cet isolement peut durer un mois.

Pendant ce temps nous élevons les petits, en éleveuse sur du treillis plastifié, avec un goutte à goutte d’eau permanent. L’appétit est excité, au départ, avec quelques vers de farine mouillés et mélangés avec de la semoulette et du micro floating riche en protéines. Les vers de farine sont retirés après quelques jours et le micro floating est donné seul. Ils sont éjointés le lendemain de la naissance. Le bagage et le sexage s’effectuent vers la fin de la troisième semaine avec du 11 mm, le mâle étant bagué à droite. La bague à droite pour les mâles est une règle appliquée par un grand nombre d’éleveurs de France et aussi du Benelux, Il serait intéressant qu’elle se généralise pour faciliter la distinction du sexe chez les jeunes de l’année, on évite ainsi des manipulations excessives.

L’alimentation des garrots est composée d’un mélange de Floating pour canards marins dosé à 20% et 30 % de protéines. Dans une mangeoire suspendue au dessus de l’eau. Il y a aussi une mangeoire avec de l’aliment « canard entretien » que tous les occupants du parc prennent.

Discussion.

La détention est possible si vous disposez d’une mare assez vaste pour que le couple de Garrots puisse trouver son territoire, dans le cas contraire ce sera l’enfer, vous devrez vous séparer du couple. Je pense aussi qu’il ne faut pas mettre d’autres espèces de Garrots ensemble. La constitution d’un bon couple n’a pas été facile, j’ai du changer certains mâles qui n’intéressaient pas les femelles, l’une d’entre elle s’est d’ailleurs accouplée avec un carolin, deux mâles hybrides sont nés de cette « union ».

On peut voir des souches de garrots avec des problèmes de plumage. Privilégier l’achat de jeunes sujets. Il est toujours douteux de voir des adultes à la vente. Les problèmes de plumes surviennent généralement vers le mois de janvier, il faut se le rappeler, c’est une expérience vécue.

Paul Marguier

 

 

 

 

Par Paul Marguier - Publié dans : Expériences d'élevage Oies-canards
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Jeudi 28 juin 4 28 /06 /Juin 08:39

Naissance de vanneaux huppés dans notre élevage.

Aucun problème d'élevage particulier. Les vanneaux sont nourris, au départ, avec du micro-lundi .

Placés sur une feutrine, ils se salissent les pattes, il est donc nécessaire de les nettoyer deux fois par jour.

 

Par Paul Marguier - Publié dans : Expériences d'élevage Oies-canards
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Mardi 26 juin 2 26 /06 /Juin 10:44

Début Juin, naissance de six eiders à lunettes dans notre élevage.

Après trois années d'interruption, la cane reproductrice étant morte au nid en 2003  lors de la canicule, c'est une excellente nouvelle. La cane est dans sa troisième année (2004) alors que le mâle a  8 ans (1999).

D'abord la photo des parents

Détail de la tête du mâle

Photo des canetons à trois jours.

Ils sont élevés dans une éleveuse classique avec du micro-lundi pendant quelques jours.

 

Très rapidement ils sont installés dans une éleveuse avec bassin pour qu'ils puissent aller à l'eau le plus vite possible.

Ils sont parfaitement étanches

 

L'eau fraiche coule en permanence, c'est très important.

 Une caractéristique de cette espèce est qu'il sont très familiers

 

 Photos des canetons à 15 jours

 Lire l'article sur notre expérience d'élevage de l'eider à lunettes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Paul Marguier - Publié dans : Expériences d'élevage Oies-canards
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Jeudi 19 avril 4 19 /04 /Avr 18:25

CONSEILS D'ELEVAGE DES CANARDS D'ORNEMENTS

 

Le printemps approche, l’élevage des canetons aussi . . .

 

 

         Le printemps nous apporte tant  de promesses, c’est une véritable renaissance, dame nature devient plus forte, les bourgeons laissent la place au feuillage dont la finesse, la tendresse, la délicatesse sont un éternel émerveillement. Les oiseaux ont une activité inhabituelle, leurs chants transforment notre environnement en une salle de concert où merles, pinsons, chardonnerets, mésanges, sont autant d’instruments qui interprètent le printemps.   

 

         Nos anatidés ne sont pas pour autant inactifs, depuis que les nichoirs sont installés les canes manifestent une grande curiosité, visitant chaque nid avec une certaine excitation, les mâles participent parfois à cette recherche accompagnant leurs compagnes comme pour les guider dans leur choix, cela dit, je pense « qu’in fine » c’est bien la femelle qui décide. . .

 

         Cette période de l’année est sans aucun doute la plus excitante qui soit pour un éleveur, oubliés les problèmes de l’année précédente, nous avons prévu l’imprévisible, à n’en pas douter celle-ci sera la bonne. Les couples difficiles ont été changés de parc, les problèmes de grillage résolus, nous avons prévu des pièges pour les prédateurs et en particulier pour les pies et les corbeaux qui, l’année précédente, ont fait de véritables festins avec nos œufs de garrots ou de harles en qui nous mettions tous nos espoirs ! Notre passion reste la plus forte, une énergie nouvelle nous transporte, stimulant notre créativité sans cesse sollicitée par l’envie de progresser.

 

         Il me semble donc opportun d’aborder aujourd’hui l’élevage des canetons.

 

         Laisser à la cane le soin d’élever les petits constitue sans aucun doute, la méthode la plus simple et la moins contraignante. Si les enclos et l’environnement vous le permettent, il faut y avoir recours pour certaines espèces, je pense en particulier aux bernaches, oies et autres casarkas. En revanche pour les petites espèces, les plongeurs. . .  Il est préférable d’élever artificiellement les canetons si l’on veut une certaine réussite. 

 

         Pour se faire vous devez disposer d’un éclosoir, de quelques éleveuses pour mener à bien cette façon de pratiquer.

 

          Avant toute chose, vous devez avoir, une idée assez précise de la date du début d’incubation des œufs par la cane pour pouvoir déterminer la date du prélèvement des œufs. Personnellement, je retire les œufs deux ou trois jours avant l’éclosion. Il est préférable de retirer les œufs plus tôt que prévu que de voir les canetons sous la mère. Dans ce dernier cas, il est plus sage d’isoler la cane et ses petits dans un enclos protégé des prédateurs. J’ai fait, bien évidemment, l’expérience de les mettre en éleveuse, ça marche en général, mais les canetons sont très sauvages et c’est toujours avec une certaine angoisse que l’on approche des éleveuses ; on sème une véritable panique. 

 

         Un incubateur peut servir d’éclosoir, il est vivement conseillé de ne l’utiliser que pour cette fonction, la température doit être légèrement inférieure à la température d’incubation 36°5 par exemple. L’humidité doit être poussé au maximum. Les œufs y sont placés après avoir été mirés (éliminer les œufs clairs et les canetons morts dans l’œuf) A partir de cet instant, vous ne devez plus ouvrir votre éclosoir avant l’éclosion des petits. Les canetons naissent en général tous en même temps. Il est inutile de vouloir aider les retardataires, on fait souvent pire que mieux.

 

         Il faut maintenant attendre que vos canetons soient secs, laissez les vingt-quatre heures dans l’éclosoir, il est inutile de donner de la nourriture pendant cette période, les canetons ne mangent pas durant les premières vingt-quatre heures.

 

         Une fois bien secs les canetons sont placés dans une éleveuse. Le fond est constitué d’un grillage plastifié (maille d’un cm) éviter le galvanisé qui pourrait favoriser le développement de problèmes cutanés sous les pattes. La hauteur de la lampe doit être réglée pour que la température soit de l’ordre de 35°. La lampe sera remontée régulièrement chaque jour et le bon test sera réalisé en observant les pensionnaires: S’ils sont tassés sous la lampe c’est que la température est trop basse, vous devez les voir aller et venir dans l’éleveuse, certes ils finiront par dormir sous la lampe mais ne seront pas blottis les uns contre les autres.  Il faut donc adapter la hauteur de celle-ci en tenant compte du comportement des canetons. Durant les premiers jours, vous pouvez disposer un morceau de « feutrine » sous la lampe qui permettra de maintenir une certaine chaleur et surtout de contenir la semoulette ou les vers de farine. Dès que les canetons mangent sans problème, on peut les laisser sur le treillis, la nourriture étant disposée dans une petite assiette en plastique. Il est très important de mettre à disposition un goutte-à-goutte d’eau fraîche qui remplit un récipient dans lequel on aura disposé des galets pour éviter que les canetons ne se mouillent.

 

         Il faut pratiquer l’éjointage durant les deux ou trois premiers jours, de cette façon, il n’y a pas de problème de saignement. Personnellement j’utilise une paire de ciseaux désinfectés au préalable, consacrée à cet usage.  Il existe une autre méthode : la cautérisation à l’aide d’un petit fer à souder qui donne aussi de très bons résultats. Il faut se méfier des espèces qui grandissent très vite en élevage artificiel en particulier des bernaches à cou roux. À dix jours l’éjointage devient une véritable opération tant le développement de l’aile est déjà bien avancé.

 

         Il est important d’éjointer vos anatidés surtout lorsqu’ils ne font pas partie de la faune Européenne, il faut à tout prix éviter la  « pollution  génétique ». Il faut rappeler ici que l’Erismature à tête blanche est menacé en partie par le croisement possible avec l’Erismature Roux d’Amérique qui ne devrait pas exister  « volant » dans notre environnement.

 

         Durant une vingtaine de jours, les canetons vont rester dans cette éleveuse où une nourriture, sous forme de semoulette canetons démarrage, va leur être dispensé. Pour les canards de surface, cette nourriture est suffisante, vous pouvez y ajouter éventuellement des lentilles d’eau et de la verdure. Par la suite mon programme d’élevage est dicté par les conseils donnés par la marque de l’aliment. Je respecte scrupuleusement le nombre de semaines avant de passer à l’aliment d’entretien. J’ai pu observer que j’avais de cette façon beaucoup moins de problèmes d’ailes qui pendent.

 

         Après une vingtaine de jours, les pensionnaires sont changés d’éleveuse et sont placés dans un parc deuxième âge, l’eau devient progressivement plus abondante, ils peuvent commencer de petites baignades et ont la possibilité de se sécher sous une lampe. Le plumage se fait rapidement, attention au baguage, il ne faut pas se laisser « avoir»  car, pour certaines espèces, il faut tester la bague une vingtaine de jours après la naissance. C’ est à ce moment-là qu’ il faut sexer vos oiseaux de façon à mettre la bague d’ un côté pour les mâles et de l’autre pour les femelles. Cela vous facilitera la tâche par la suite lorsqu’il s’agira de choisir des couples. Si vous disposez de plusieurs couples reproducteurs d’une même espèce mettez une bague de couleur en plastique à l’autre patte pour différencier les familles, de façon à pouvoir choisir des couples non consanguins sans avoir à vérifier les numéros de bagues ce qui évite des rattrapages inutiles et surtout évitent de stresser  vos oiseaux.

 

         Il faut aussi rappeler que les canetons sont vulnérables et qu’ils doivent être protégés des prédateurs (filet de volière).

 

         Après ces quelques conseils, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une très bonne saison de reproduction.

 

 

                                                                                     P MARGUIER 

 

Par Paul Marguier - Publié dans : Expériences d'élevage Oies-canards
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Jeudi 19 avril 4 19 /04 /Avr 18:00

 

Liste des 93 espèces élevées en 2007.

Vous pouvez réserver par mail :

pmarguier@nordnet.fr

Le prix des oiseaux dépend de la reproduction,

Les prix sont adressés par mail sur demande.

Anatidés
dendrocygne bicolore
dendrocygne bicolore blond
dendrocygne à bec rouge 
dendrocygne veuf
dendrocygne de l'inde
dendrocygne d'eyton
dendrocygne tacheté
dendrocygne à lunules 
dendrocygne des antilles
 
oie rieuse d'europe
oie naine
oie empereur
oie à tête barrée
oie de ross
bernache cravant du pacifique
bernache naine du Canada  
bernache d'hawaï
 
tadorne radjah 
tadorne de belon
casarca d'australie
 
 
bernache de magellan
bernache à cou roux
 
oie céréopse
 
pilet d'europe
pilet d'europe  blond
siffleur d'amérique
pilet des bahamas 
pilet des bahamas argenté
sarcelle du cap
sarcelle chataîne  
souchet d'europe
sarcelle de la caroline
sarcelle d'hiver
sarcelle canelle d'argentine
sarcelle soucrourou
pilet à bec rouge
sarcelle à faucille 
sarcelle du chili
sarcelle à ailes pointues
sarcelle élégante (baikal)
sarcelle hottentote
sarcelle de laysan
siffleur d'europe
siffleur d'europe  blond
souchet d'argentine
canard colvert
sarcelle d'été
souchet d'australie
siffleur du chili
souchet du cap
canard chipeau
canard à bec jaune du cap
sarcelle versicolor
sarcelle de la puna
 
sarcelle à collier
sarcelle à collier blonde
 
sarcelle marbrée
 
eider à lunettes
eider d'europe
eider des Iles Féroé
 
milouinan d'amérique
milouin d'amérique
morillon à bec cerclé
milouin d'europe
morillon d'europe
milouinan d'europe
milouin à œil rouge
 
nette d'afrique
nette d'amérique du sud
nette peposaca
nette rousse
nette rousse blonde
 
canard mandarin
canard mandarin blond
canard mandarin blanc
canard carolin
canrad carolin blond
canard carolin Blanc
 
 sarcelle du Brésil
 
bernache à crinière
sarcidiorne d'amérique
sarcidiorne d'afrique
 
macreuse brune
 
garrot albéole
garrot à œil d'or d'eurasie
garrot d'islande
 
garrot arlequin
 
harle piette
harle couronné
harle huppé 
 
érismature roux d'amérique
érismature à tête blanche
érismature d'argentine
 

Par Paul Marguier - Publié dans : Expériences d'élevage Oies-canards
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Mardi 27 mars 2 27 /03 /Mars 22:21

ACQUERIR UN AQUATIQUE D'ORNEMENT

Conseils pour réaliser un bassin pour canards, sarcelles et autres anatidés d'ornement

On a tous été séduits, un jour ou l’autre, par la beauté, d’un canard, d’une sarcelle, d’une oie, ou d’une bernache, un beau matin l’opportunité se présente et nous rentrons à la maison avec un oiseau aquatique, sans en avoir véritablement préparé l’accueil ! C’est à ce moment-là que la réalité s’impose ; il faut en toute hâte préparer un enclos, mettre de l’eau dans un récipient de fortune, mettre à disposition de la nourriture, et puis les interrogations commencent, faut-il faire un abri? quelle nourriture donner ?  Mon Dieu et le chien ! 

Cette situation, j'en suis persuadé, évoque, pour certains, quelques souvenirs. . . Nous avons tous entendu parler aussi d'histoire d’animaux élevés dans une baignoire ! 

Accueillir des aquatiques ne s’improvise pas, il faut s'y préparer. Il faudra, avant toute décision, réfléchir aux quatre paramètres suivants. L'eau, le bassin, le parcours, et l'emplacement.

L’EAU.

Quelles sont vos possibilités en adduction d'eau ? Allez vous pouvoir utiliser l’eau d’une rivière, d’un puits, d’une source, d’un forage, l’eau de pluie, ou tout simplement l’eau du robinet ? Comment évacuer l’eau de vidange et le trop plein?  Avez-vous la possibilité d’évacuer l’eau au tout-à-l’égout, dans un fossé, une rivière ?

La réponse à toutes ces questions vous permettra de décider de l’emplacement de votre bassin, de la taille et de la profondeur de celui-ci, des espèces que vous allez pouvoir y mettre.

Si vous n’avez que l’eau du robinet, évitez de prendre des canards plongeurs, des harles car ces espèces demandent une grande quantité d’eau de bonne qualité, l’eau du robinet n’est pas gratuite.  En revanche vous pouvez sans hésiter prendre des canards de surface qui se contentent de vingt à trente centimètres d’eau. La surface du bassin conditionnera le nombre de canards. 

À titre indicatif pour un couple : deux mètres carrés, pour cinq couples de petits canards quatre mètres carrés suffisent.  Le renouvellement de l’eau peut se faire une à quatre fois par mois en fonction du volume et de la quantité de canards.

Un bassin avec trop plein vous permet par exemple d’adapter une électrovanne (matériel utilisé pour l’arrosage automatique) commandée par une prise programmable qui vous permettra, en réglant le débit désiré avec le robinet, d’envoyer de l’eau propre (100 à 150 l) chaque jour à la même heure. Cette solution est à recommander en été pour refroidir votre eau et éviter la prolifération d’une algue microscopique qui verdit l’eau, cela évitera aussi les mauvaises odeurs.

LE BASSIN

Apprenons à élever nos oiseaux dans de bonnes conditions c’est-à-dire donnons leur la possibilité de vivre dans un environnement adapté, avec une eau correcte pour boire, entretenir le plumage et s’accoupler. Si vous ne pouvez pas réaliser de plan d’eau, alors renoncer à élever des espèces sauvages, et orientez-- vous vers des espèces domestiques qui se contentent de quelques récipients.

Pour réaliser un bassin destiné aux canards de surface plusieurs méthodes se présentent à vous :

        - Bâche en pvc prévue pour palmipèdes. Solution peu onéreuse, mise en œuvre simple, mais quelques inconvénients majeurs. Nettoyage du bassin difficile, durée de vie limitée. 

        - Bassin en fibre de verre. C’est assez cher, la surface est limitée, mais c’est une solution pratique. 

 

 

         - Bassin en béton armé, cette solution est préférable pour différentes raisons. Le coût est raisonnable, possibilité de faire une vidange et un trop plein, durée de vie plus longue, nettoyage aisé

 

Le problème de la mise en œuvre peut être résolu par cette technique dont l’astuce réside en un coffrage réalisé avec une bande en tôle de 1,5 mm d’épaisseur et d’une largeur de 20 cm, la longueur sera fonction de la surface du bassin désirée. Des tôles de deux mètres boulonnées entre-elles permettront d’atteindre la dimension voulue. Des fers à béton seront soudés pour permettre de fixer la tôle en terre et donner la forme désirée. L’ensemble sera mis à niveau en enfonçant le coffrage en terre à l’aide d’une massette en frappant non pas directement sur la tôle mais sur une cale de bois posée sur celle-ci afin de ne pas la mater. Lorsque la mise à niveau est réalisée, il ne reste plus qu’à creuser le bassin. (Photo)

Pour que le nettoyage soit facilité, il faut prévoir un point bas, soit pour y placer la vidange et le trop plein si le terrain s’y prête soit pour pouvoir y placer une pompe de vidange. Un vide-cave peut faire l’affaire à deux conditions, il doit impérativement être prévu pour eaux chargées, mais cela ne suffit pas il faut qu’il puisse accepter les fibres (paille, plumes, herbe, etc) faites le préciser par le vendeur. 

 Un point très important la vidange du bassin doit être prévu et réalisé correctement. Le nettoyage doit être simple et rapide. Si vous devez le vider à la main à l’aide d’un récipient, par exemple, cela deviendra vite une corvée, le nettoyage ne sera pas fait régulièrement et, in fine, ce sont vos oiseaux qui en pâtiront car ils évolueront dans une eau sale et nauséabonde. Observez vos pensionnaires lorsque l’eau a été changée, c’est vraiment la fête, ce serait dommage de se priver du spectacle !

Le coffrage est de niveau, le bassin est creusé, la vidange en pvc est installée, vous pouvez mettre une couche de béton, pas trop liquide, de 5 cm sur toute la surface, ensuite vous réalisez un chaînage avec des fers à béton de 10 (tout autour du bord du bassin) sur le chaînage viendra s’accrocher le grillage galvanisé (croquis). Vous pouvez alors mettre une deuxième couche de béton de 5 cm que vous travaillez à la truelle Ne lissez pas trop les bords pour que vos canards puissent sortir facilement du bassin. N’oubliez pas de mettre dans votre béton un produit hydrofuge et surtout votre bassin doit être coulé en une seule fois le même jour. Évitez les jours de forte chaleur car votre béton doit prendre doucement. Passez un peu d’huile sur les tôles pour décoffrer facilement, celles-ci pouvant resservir par la suite.

 

Très important : il faut prévoir tout autour du bassin une plage de gravier d’une largeur minimum de 40 cm. Cette aire de gravier a l’avantage de drainer les abords du bassin, la surface reste sèche et les canards, qui n’aiment pas se reposer dans l’humidité, s’y prélassent au soleil. Vous pourrez ultérieurement nettoyer les graviers en arrosant copieusement et désinfecter facilement. Le pourtour de votre bassin sera toujours propre et sec.

LE PARCOURS

 

L’espace que vous allez réserver aux aquatiques doit être clos de façon à les contenir dans l’environnement prévu, mais aussi à éviter les prédateurs. La surface du parcours sera engazonnée et tondue régulièrement car les aquatiques préfèrent une herbe jeune aux herbes sèches et trop hautes en particulier les oies et les bernaches. Pour que votre enclos soit toujours en herbe, il faut limiter le nombre d’oiseaux. La clôture peut être constituée par un grillage (maille de 40) qu’il faut enterrer de trente centimètres. Quelle hauteur ? Si votre terrain est protégé en périphérie,  vous pouvez mettre une hauteur de 60cm s’est suffisant car vos oiseaux éjointés ne pourront s’échapper et le coup d’œil sera dû taire bel effet. En revanche si rien ne protège votre terrain, il faudra une clôture beaucoup plus haute. Nous reviendrons, dans un prochain numéro, sur les moyens de protéger vos pensionnaires.

 Il ne vous reste plus qu’à vous mettre au travail pour le bonheur de vos pensionnaires et le plaisir des yeux.

                                                                Paul  MARGUIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Paul Marguier - Publié dans : Conseils d'élevage
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Vendredi 23 février 5 23 /02 /Fév 13:43

 

Liste des anatidés appartenant à l'annexe 1 de l'arrêté du 10 Août 2004.

Espèces à marquage et demande de détention en préfecture obligatoires.

Seule la détention de 6 spécimens adultes est autorisée sans certificat de capacité et sans ouverture d'établissement.

Dendrocygne fauve   Dendrocygna bicolor  

Dendrocygne veuf     Dendrocygna viduata 

Dendrocygne à ventre noir   Dendrocygna automnalis 

Cygne tuberculé   Cygnus olor

Cygne sauvage  Cygnus cygnus

Cygne de bewick  Cygnus bewickii

Oies des neiges  Anser caerulescens

Oie à bec court   Anser brachyrynchus

Oie naine  Anser erythropus

Bernache nonette  Branta leucopsis

Bernache cravant  Branta bernicla

Tadorne de Belon  Tadorna tadorna

Sarcelle brune  Anas aucklandica

Canard d'Oustalet Anas oustelati

Pilet des Bahamas Anas bahamensis

 

Sarcelle à ailes bleues Anas discors

Canard à ailes blanches Cairina scutulata

Canard musqué  Cairina moschata

Nyroca de Madagascar Aythya innotata

Fuligule nyroca Aythya nyroca

Harle bièvre Mergus merganser

Harle huppé Mergus serrator

Harle piette Mergus albellus

 

Erismature routoutou  Oxyura dominica

Erismature à tête blanche Oxyura leucocephala

______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ 

 

Liste des anatidés appartenant à l'annexe 2 de l'arrêté du 10 Août 2004.

Certificat de capacité et ouverture d'établissement obligatoires.

Anserelles   Nettapus spp

Merganettes   Merganetta spp

_________________________________________________________________

Paul Marguier   pmarguier@nordnet.fr

Oies-canards-ornement

Voir le local d'élevage   www.lescanardsdemormal.com

 

 

 

 

 

 

Par Paul Marguier - Publié dans : Législation
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Jeudi 22 février 4 22 /02 /Fév 18:37

VERMIFUGER

Elever les oiseaux correctement, c’est bien entendu leur donner un environnement adapté une nourriture correcte, bien équilibrée, mais aussi éliminer les parasites. Il faut en effet que nos protégés soient en pleine forme pour aborder les rigueurs de l’hiver et la période de reproduction. C est la raison pour laquelle il faut traiter systématiquement une à deux fois par an nos oiseaux

C’est un conseil que donnent tous les éleveurs, si nous voulons conserver nos oiseaux en bonne condition. Il ne faut pas attendre d’avoir un problème pour y penser, c’est un traitement qui doit être systématique.

Quelle est la meilleure époque ?

Après la mue d’automne. Avant la période de reproduction.

 

Quel produit utiliser?

Le flubenol 5% ( flubendazole) des Laboratoires JANSSEN que nous ne trouvons plus en France en Pharmacie, mais on peut s’en procurer en Belgique. Cette molécule est souvent employée pour les aliments médicamenteux (préparation utilisée pour vermifuger elle  est vendue avec  ordonnance). C’est un antihelminthique qui détruit le système cytoplasmique micro lobulaire des cellules absorbantes du tube digestif des parasites. Actif sur les vers ronds et les cestodes. Le fubendazole est bien toléré et sa dose toxique est très éloignée de sa dose thérapeutique. Il est donc d’une grande sécurité d’emploi. La dose à utiliser est de 60 à 80 ppm c’est à dire de 60 à 80 parties par million. Autrement dit (60g à 80g pour 1000 kg de nourriture. Vous trouverez à 1’ intérieure de la boite une mesurette qui vous permettra de doser le produit.

En pratique, nous mélangeons une mesurette (2cl) pour un sceau de 10 litres.

Le Palmicaps 0,5 des laboratoires Sanofi. Composé de deux molécules le Niclosamide et le Levamisole Actif sur : amidostomose, ascaridose, capillariose, hétérakidose, taeniasis. On Donne le produit un mois avant la reproduction. On le trouve également en pharmacies.

 Le Panacure : se met dans l'eau de boisson 1ml de panacure dosé à 10 % dans 10l d'eau .

Il est préférable  de vermifuger 1’ensemble des   oiseaux en même temps afin déradiquer tous les parasites- On dispose d’un nombre de canards relativement important, il  est difficile de les rattraper, alors le flubenol est conseillé. Il se présente sous forme de poudre qu’il  faudra mélanger aux aliments préalablement vaporisés d’eau pour que la poudre adhère .On peut aussi utiliser de 1’ huile de soja à la place de 1’eau. Attention il ne s’ agit pas de noyer les croquettes mais de les humecter légèrement. La poudre sera mélangée en respectant les doses par Kg d’aliment. En pratique, nous mélangeons une mesurette (2cl) pour un sceau de 10 litres. C est la méthode que j’utilise personnellement, pour le mélange, j’utilise une petite bétonnière . Ce mélange est à distribuer pendant huit jours, arrêt huit jours, et reprise durant huit autres jours.

Le palmicaps est très utile lorsqu’on introduit de nouveaux canards dans 1’ élevage, personnellement je leur fait avaler une capsule systématiquement.Attention ne pas donner à un oiseau trop faible, on peut le tuer.

 Paul Marguier   pmarguier@nordnet.fr

Oies-canards-ornement

Voir le local d'élevage   www.lescanardsdemormal.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Paul Marguier - Publié dans : Conseils d'élevage
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Mardi 20 février 2 20 /02 /Fév 21:48

LES NICHOIRS

Sujet très important qui conditionne le succès de la reproduction. En milieu naturel les anatidés peuvent nicher à découvert comme les oies et les bemaches,

dans les joncs, les herbes, dans les buissons comme la sarcelle baikal, dans les terriers comme les tadornes, dans des cavités naturelles, les arbres creux privilégiés par les harles, garrots, mandarins, carolins, et bemaches à crinière.

Ces notions doivent nous aider dans la réalisation des nichoirs, mais il ne faut pas oublier que nos oiseaux proviennent généralement de souches d'élevage, le parcours de détention est limité, ils nichent parfois là où on les attend le moins. On peut voir, par exemple, des morillons à bec cerclé qui, en principe, nichent sur des îlots dans le végétation flottante, occuper des  nichoirs surélevés plus adaptés aux harles, aux mandarins, ou aux garrots. Rien n'est donc absolu dans ce domaine, il faut donc prévoir plusieurs possibilités. Il faut laisser à la cane la possibilité de choisir son nid, il faut donc en mettre au moins deux par couple au départ. Quand la cane a choisi son nid, chaque année elle pondra au même endroit, dans le même nid, vous pourrez donc ne mettre qu'un seul nid l'année suivante.

La taille des nichoirs ainsi que I'entrée pourra être adaptée à l'espèce, cela dit un nid d'une dimension intérieure de 25/25cm est assez standard, II conviendra à un bon nombre d'espèces.

Les nichoirs seront construits en contreplaqué dit d'extérieur et seront protégés par une peinture ou un produit type lasure ou bondex. Il est conseillé de ne pas les peindre à la dernière minute car I'odeur repousserait les canes.

Le fond du nid sera garni de tourbe mélangée à du sable d'Aisne ou du Rhin par exemple, deux tiers de tourbe un tiers de sable (la tourbe garde une certaine humidité indispensable au bon développement de l'embryon). Par dessus la tourbe on mettra un peu de foin. Les nichoirs seront intégrés à la végétation de I' enclos, dans un endroit ombragé, au calme. L'ouverture des nids sera orientée vers I' est (c' est à dire au soleil levant,opposée aux vents et pluies dominants). Il faut prévoir plus de nichoirs que de couples, vous éviterez ainsi que plusieurs canes pondent dans le même nid ! Elles occupent des nids placés de façon  variés.

Les nids sur I' eau, sur îlots de végétation, dans les joncs.

Les nids au sol , dans les herbes, dans les buissons.

Les terriers, indispensables aux tadornes.

Les nids surélevés, qui remplacent les arbres creux, indispensables aux canards percheurs (mandarins, carolins, bemaches à crinière, mais aussi harles et garrots.)

Il est conseillé de ne pas laisser les nichoirs en permanence dans les parcs en dehors de la saison. Cela permet de contrôler la période de ponte, en effet si la cane pond trop tôt, en février, par exemple, cela comporte quelques risques , il peut y avoir des gelés importantes préjudiciables aux oeufs.

Les nichoirs sont retires à partir du mois d'août, cela évite des pontes tardives qui donnent souvent de bien piètres résultats.

Lorsque les nichoirs sont enlevés il est possible de les nettoyer, de les désinfecter, de profiter de I'occasion pour réparer les nichoirs éprouvés par le temps, et mettre une couche de protection, entretien qu'il faut prévoir avant I'hiver pour que les odeurs de peinture ne rebutent pas les canes le moment voulu.

Enfin d'un point de vue purement économique, la durée de vie des nichoirs sera plus longue et cela évitera des frais supplémentaires.

Différents types de nichoirs

 

 

Petit nichoir avec une entrée de 8 cm de diamètre  occupé très souvent par la cane de garrot albéole.

 

 

 Grand nichoir utilisé pas les eiders à duvet, Il n'y a pas de fond.

 

 Nichoir classique réalisé en contreplaqué bakélisé. Convient aux mandarins, carolins, sarcelles à collier, harles.

 Intérieur d'un nid type "mandarin". Ici ramassage des oeufs incubés pour une éclosion en éclosoir dans un ou deux jours.

 Nichoir  occupé par des sarcelles : hiver, puna, versicolore, et aussi les siffleurs.

 

Autre nichoir type "mandarin" avec une entrée plus large.

 

Nichoir occupé par la cane d'eider à lunettes, nous avons simplement abrité le nid  avec un panneau de contreplaqué.

Construction d'un nid en joncs.

Très naturel, ce nid a beaucoup de succès auprès des siffleurs, pilets,colverts . . .

Première étape, faire une dépression dans le sol et y mettre de la tourbe et du foin.

Planter trois arceaux en osier espacés de 30 cm

Deuxième étape : mettre des joncs au dessus des arceaux d'osier, et serrer le tout avec trois autres arceaux d'osier. Le nid est prèt.

 

 

 

Nichoir avec entrée "tunel".

Ce nichoir a l'avantage de ne pas être visité par les corvidés.

Nichoir réalisé dans une butte de terre avec un tonneau et un pvc de 120mm(tadornes et autres casarca, pilets, nettes, colverts. . . ) Nous n'avons jamais eu de visites indésirables dans ce type de nid.

 

Intérieur du nid avec des oeufs de nette rousse.

Revenez vite sur le site voir d'autres nids. . . . ..

Par Paul Marguier - Publié dans : Conseils d'élevage
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